Cancer du sein : marcher c'est bien, courir c'est mieux !

Si la marche est fortement conseillée pour réduire la mortalité des patientes ayant survécu à un cancer du sein, il semblerait que la course à pied soit nettement plus efficace, selon une étude américaine publiée dans l’International Journal of Cancer.

La course à pied réduit nettement plus que la marche le risque de récidive après un cancer du sein.

Les bienfaits de la marche à pied chez les patientes traitées pour un

cancer du sein ne sont plus à démontrer ; confirmés dans de multiples études, ils ont conduit les autorités sanitaires de nombreux pays, dont la France, à émettre des recommandations pour inciter les femmes concernées à pratiquer une activité physique modérée afin de

réduire leur risque de récidive et de mortalité liée à leur cancer du sein.Aux États-Unis, il est ainsi conseillé aux femmes ayant survécu à un cancer du sein de pratiquer une activité physique d’intensité modérée à raison de 2h30 par semaine. Celles qui suivent ces recommandations réduisent ainsi leur risque de mortalité de 25 %.Mais une nouvelle étude, conduite par Paul Williams, du Lawrence Berkeley National Laboratory, montre qu’en allant au-delà de ces recommandations, soit par la durée, soit par l’intensité, les bénéfices augmentent. Avec ses collègues, ce chercheur a ainsi montré chez 272 adeptes de la course à pied et 714 marcheurs que le risque de mortalité par cancer du sein était réduit de 40 % en moyenne par heure-MET* de course quotidienne, tandis qu’il ne l’était que de 5 % par heure-MET de marche à pied.L’intérêt d’une activité physique modérée n’est pour autant pas remise en question, insiste Paul Williams, soulignant la petite taille de l’étude par rapport à celles qui ont montré les bénéfices de la marche à pied. Simplement, ces nouveaux travaux montrent que dépasser les recommandations en augmentant la durée de l’exercice et surtout son intensité sera probablement plus bénéfique en termes de réduction de la mortalité associée au cancer du sein.“Si j’avais survécu à un cancer du sein, je songerais certainement à courir ou à pratiquer une activité physique plus soutenue que la marche à pied, et je ne me contenterais pas de faire le minimum recommandé, en ayant connaissance des conséquences et des bénéfices potentiels que cela peut avoir“, a commenté Paul Williams.Ces données confirment celles d’une étude française qui avait déjà mis en évidence l’impact positif d’une activité physique en prévention primaire d’un cancer du sein, et surtout le lien entre le nombre d’heures mais également l’intensité de l’activité physique, et la diminution du risque de développer une tumeur mammaire (voir notre article “

Plus de sport, moins de cancer du sein !).Des travaux issus de l’étude à partir de laquelle Paul Williams et ses collègues ont travaillé, la National Runners’ and Walkers’ Health Study, avaient déjà montré que la course était plus efficace que la marche pour perdre du poids, mais que les deux activités étaient comparables en termes de diminution du risque coronaire, du risque de

diabète, ou encore de

tumeur cérébrale. Les deux activités semblent également équivalentes en

prévention primaire du cancer du sein.* Une heure-MET correspondant à l’énergie dépensée pour une marche d’environ 1,5 km ou à une course d’un peu plus d’1 km.Amélie PelletierSource : “Significantly greater reduction in breast cancer mortality from post-diagnosis running than walking“, Paul T. Williams et al., International Journal of Cancer (

résumé en ligne).Click Here: United Kingdom Rugby Jerseys