Smecta®,Maxilase®… Cette année encore de nombreux médicaments s’ajoutent à la liste noire des traitements à éviter car ils seraient plus dangereux qu’utiles, selon la revue Prescrire. Voici les 12 nouveaux qu’il vaut mieux éviter en 2020.
Sommaire
- Des causes d’hospitalisations ou de risques qui auraient pu être évités
Comme tous les ans la revue Prescrire publie dans son numéro de décembre la liste des médicaments à éviter parce qu’ils comporteraient plus de risques que de bienfaits. “L’objectif est d’aider à choisir des soins de qualité, pour ne pas nuire aux patients et pour éviter des dégâts”, expliquent les auteurs dans un communiqué. Chaque année des médicaments disparaissent et d’autres s’ajoutent à cette liste en fonction des analyses de risques. Cette année, ils sont 105 médicaments , dont 92 sont commercialisés en France, sur la liste des médicaments qu’il vaudrait mieux écarter. Pour cette année 2020, il y a donc 12 médicaments en plus.
La liste des 12 nouveaux principes actifs à éviter par spécialité:
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Maux de gorge : alpha-amylase (Maxilase®)
- Troubles cognitifs : ginkgo biloba (Tanakan®)
- Contre la claudication intermittente ischémique liée à une artériopathie : naftidrofuryl (Praxilène®ou autre)
- Syndrome de la vessie douloureuse : le pentosane polysulfate (Elmiron®)
- Contre la toux : pentoxyvérine (Vicks sirop pectoral 0,15 %° et Clarix toux sèche® pentoxyvérine 0,15 %°)
- Anti-inflammatoire non stéroïdien :le ténoxicam (Tilcotil°)
- Décongestionnant : la xylométazoline,
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Diarrhée : l’attapulgite (Actapulgite®, ou en association dans Gastropulgite®), la diosmectite (Smecta® ou autre), l’hydrotalcite, (Rennieliquo®), la montmorillonite beidellitique alias monmectite (Bedelix®, ou en association dans Gelox®) et le kaolin (en association dans Gastropax® et Neutroses®).
Des causes d’hospitalisations ou de risques qui auraient pu être évitésPour définir cette liste, Prescrire a effectué une étude qui s’est tenue sur neuf ans, de 2010 à 2019 avec “recherche documentaire méthodique et vérifiable, détermination de critères d’efficacité qui comptent pour les patients, hiérarchisation des données scientifiques selon la solidité des preuves, comparaison versus traitement de référence (s’il existe), prise en compte des effets indésirables et de leur part d’inconnues”.Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que certains de ces médicaments peuvent paraître efficace à la population tant qu’aucun effet indésirable ne s’est pas manifesté, mais ils ont pu déjà causer des hospitalisations ou des risques à d’autres qui auraient pu être évités avec des alternatives. Pour autant, Prescrire tient à tempérer en assurant : “Ces médicaments ne sont pas forcément de futurs ”
Mediator®), au centre de scandales et de procès impliquant notamment une firme et l’agence du médicament. Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps.”