Depuis le 1er janvier 2020, les personnes souffrant de pathologies bénignes comme une angine, une cystite ou une conjonctivite peuvent se procurer un traitement directement dans les officines, sans passer par leur médecin traitant. Objectif : dépanner les Français et désengorger les urgences.
Sommaire
- “Dépanner les Français” en cas de petite urgence
- Une procédure encadrée
- Les médecins réticents
Un pas de plus vers l’élargissement du rôle du pharmacien. En mars 2019, l’Assemblée nationale
votait un amendement du rapporteur Thomas Mesnier visant “à permettre aux pharmaciens de délivrer selon un protocole mis en place par la Haute autorité de santé des médicaments dont la liste serait fixée par arrêté dans le cadre de pathologies bénignes du quotidien“. Une décision qui est entrée en vigueur ce 1er janvier 2020.“Dépanner les Français” en cas de petite urgence
Angine,
conjonctivite,
eczéma,
abcès dentaire… Autant de petits maux qui pourront être soignés sans que les patients n’aient besoin de se rendre chez leur médecin traitant, dans le but de “dépanner les Français notamment lors du week-end” et de désengorger les services hospitaliers : “En cas de petite urgence, il est souvent difficile pour les Français d’avoir accès à une solution hormis d’aller aux urgences quand un médecin traitant n’est pas disponible”, expliquait en mai dernier la présidente de l’Ordre des Pharmaciens Carine Wolf-Thal.Une procédure encadréeEn cas de
cystite par exemple, “cela nous permettra de donner dans certaines conditions un antibiotique adapté, à condition qu’elles ne soient pas récidivantes, qu’il n’y ait pas de température, ni de douleurs lombaires qui peuvent montrer un signe d’aggravation“, explique à Europe 1 Gilles Bonnefond, Président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Par ailleurs, les pharmaciens pourront adapter le dosage de certains traitements comme les anti-inflammatoires en fonction de la douleur des patients. Pour ce faire, le pharmacien aura bien sûr reçu une formation adaptée, et “pour tout médicament délivré, [il] aura l’obligation d’informer le médecin traitant”, précisait Thomas Mesnier.Les médecins réticentsSi cette décision a de quoi ravir les patients, les médecins semblent plus réticents. Ceux-ci craignent en effet des dangers : “Une cystite est simple, une angine est simple une fois que je l’ai examinée. On dégrade les conditions de prise en charge des patients, c’est tout“, affirmait en mars dernier le président de la Fédération des Médecins de France Jean-Paul Hamon.Click Here: New Zealand rugby store